Paris, un dimanche matin. Une place, des gens à la terrasse d’un café, et deux jeunes filles qui hésitent à s’y installer. L’une est grande, élancée, exceptionnellement mince. Sa maigreur transparaît à travers des vêtements lâches. Ses cheveux bruns, longs et bouclés, ondulent jusqu’au creux de ses reins au rythme des mouvements de sa tête qu’elle secoue lentement de droite à gauche, comme pour marquer son désaccord. La physionomie sereine de son amie qui lui fait face paraît l’agacer. Elles se concertent, échangent des propos inaudibles, le ton semble monter. Puis la fille brune, brutalement, tourne les talons et s’éloigne à grandes enjambées saccadées.
« Marie !!! »
L’appel résonne en une vaine et ultime tentative de la retenir. Camille la regarde s’éloigner, puis hausse les épaules, et s’installe nonchalamment à la terrasse. Elle chausse un casque audio qu’elle vient de sortir de son sac, s’appuie sur le dossier de sa chaise, relève la tête, et, les yeux mi-clos, goûte la caresse du soleil sur son visage et ses épaules dorées.
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