Ton silence me ravale dans l'oubli.
Larmes ravalées sur mon visage ravagé,
Creusé des sillons de ta présence égarée,
Baignent mon coeur d'une saveur amère.
Et lentement ton souvenir s'enfuit.
Mes sens calcinés au soleil de ton sourire
Qui a laissé mes envies s'enfurir,
S'énivrer pour toi mes désirs,
Gorger mes rêves et mon idéal frémir,
Me bercent d'une souffrance langoureuse.
D'envolées lyriques en riantes déconvenues,
D'échappées magiques en bruyantes retombées,
J'écope d'anciennes épopées qu'on eût cru perdues,
Et que voilà ranimées par la violence de tes caresses
Prodiguées comme par les mains de mille déesses.
Et s'emporte ma sensualité exacerbée, dérélictée
Par cet émerveillement incessant de mes sens,
Par l'indolence d'une si grande jouissance,
Par ce goût ravi de mon être pour ton être,
Ton être qui vient à manquer comme la pluie en été.
Citations
"Par-delà toutes les raisons sociales et psychologiques que je peux trouver à ce que j'ai vécu, il en est une dont je suis sûre plus que tout : les choses me sont arrivées pour que j'en rende compte. Et le véritable but de ma vie est peut-être seulement celui-ci : que mon corps, mes sensations et mes pensées deviennent de l'écriture, c'est-à-dire quelque chose d'intelligible et de général, mon existence complètement dissoute dans la tête et la vie des autres."
Annie Ernaux, L'évènement
Annie Ernaux, L'évènement
"Si je ne pensais pas que la mission d'un écrivain est d'analyser sincèrement ce qu'il éprouve dans les graves circonstances de la vie, et si je ne me proposais pas un but que je crois utile, je m'arrêterais ici, et je n'essaierais pas de décrire ce que j'éprouvais ensuite dans une série de visions insensées peut-être, ou vulgairement maladives."
Gérard de Nerval, Aurélia
vendredi 4 mai 2012
Absence en forme classique
Ton silence avéré me ravale dans l'oubli.
Larmes ravalées d'un visage ravagé,
Creusé des sillons de ta présence égarée,
Subrepticement ton souvenir s'enfuit.
Mes sens calcinés au soleil de ton sourire
Qui fit envies s'enfurir, idéal frémir
Et gorgea mon coeur d'une liqueur douceureuse,
Muent ton absence en une souffrance langoureuse.
D'envolées lyriques en riantes simagrées,
D'échappées rebelles en bruyantes retombées,
J'écope d'épopées ranimées par tes caresses,
Violentes douceurs nées des mains des déesses.
Voilà mon âme exacerbée, dérélictée
Par cet émerveillement incessant des sens,
Par ce goût enravi de tout mon être pour ton être,
Qui vient à manquer comme la pluie en été.
Larmes ravalées d'un visage ravagé,
Creusé des sillons de ta présence égarée,
Subrepticement ton souvenir s'enfuit.
Mes sens calcinés au soleil de ton sourire
Qui fit envies s'enfurir, idéal frémir
Et gorgea mon coeur d'une liqueur douceureuse,
Muent ton absence en une souffrance langoureuse.
D'envolées lyriques en riantes simagrées,
D'échappées rebelles en bruyantes retombées,
J'écope d'épopées ranimées par tes caresses,
Violentes douceurs nées des mains des déesses.
Voilà mon âme exacerbée, dérélictée
Par cet émerveillement incessant des sens,
Par ce goût enravi de tout mon être pour ton être,
Qui vient à manquer comme la pluie en été.
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