Je rêve d'un monde d'oubli
Bercé par les mots, les images, les couleurs,
Les mélodies et les saveurs
Par d'autres insufflés.
Je m'imprègne de ce monde d'infinis sans cesse renouvelés
Mon esprit égayé, par ces vapeurs énivré
S'enhardit, me joue des facéties.
Freddie converse avec Proust et Racine.
Woody Allen prend le thé avec Audrey Hepburn, tandis que la grande dame qu'est Pina Baush dirige les chorégraphies de sa nouvelle comédie façon broadway.
Tatsumi échange avec Edgar Allan Poe.
Antony Hegarty et Marilyn Monroe improvisent un duo sous l'oeil hagard de Kurt Cobain et la caméra facétieuse de Tim Burton.
Guillaume Apollinaire émerveillé de la virilité exhibée de Rocco, invente de nouvelles métaphores impliquant grattes-ciels newyorkais et cougars sur le retour.
Ces mondes bigarrés
Nourrissent mes rêves
Abreuvent mes désirs
Me procurent les plus hauts plaisirs.
Je m'y plonge sans m'y noyer,
Jamais repue, je savoure sans trêve.
Citations
"Par-delà toutes les raisons sociales et psychologiques que je peux trouver à ce que j'ai vécu, il en est une dont je suis sûre plus que tout : les choses me sont arrivées pour que j'en rende compte. Et le véritable but de ma vie est peut-être seulement celui-ci : que mon corps, mes sensations et mes pensées deviennent de l'écriture, c'est-à-dire quelque chose d'intelligible et de général, mon existence complètement dissoute dans la tête et la vie des autres."
Annie Ernaux, L'évènement
Annie Ernaux, L'évènement
"Si je ne pensais pas que la mission d'un écrivain est d'analyser sincèrement ce qu'il éprouve dans les graves circonstances de la vie, et si je ne me proposais pas un but que je crois utile, je m'arrêterais ici, et je n'essaierais pas de décrire ce que j'éprouvais ensuite dans une série de visions insensées peut-être, ou vulgairement maladives."
Gérard de Nerval, Aurélia
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